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SURFACE OCULAIRE

SURFACE OCULAIRE : QUAND L'OEIL PERD SON ÉQUILIBRE

La surface oculaire regroupe l’ensemble des structures exposées à l’environnement extérieur : la cornée, la conjonctive, le film lacrymal et les paupières. Ces éléments forment une barrière de protection, mais aussi une interface optique essentielle à la vision. Lorsque cet équilibre est perturbé, apparaissent divers symptômes gênants, parfois chroniques.

QUAND FAUT-IL CONSULTER UN OPHTALMOLOGISTE ?

Certaines atteintes de la surface oculaire peuvent paraître bénignes au début, mais nécessitent un diagnostic précis et une prise en charge adaptée pour éviter une évolution défavorable. Consultez votre ophtalmologiste si vous présentez :

• Une sensation persistante de gêne oculaire (sable, brûlure, sécheresse)
• Des rougeurs chroniques, un larmoiement ou une photophobie
• Une lésion ou excroissance sur la conjonctive ou la paupière qui grossit ou change d’aspect
• Des kystes, nodules ou chalazions à répétition
• Une baisse de vision inexpliquée
• Des antécédents de chirurgie oculaire, lentilles ou pathologie systémique associée (polyarthrite, lupus, etc.)

 

Une prise en charge précoce permet souvent d’éviter les complications et d’améliorer durablement votre confort visuel.
Notre équipe est équipée pour réaliser un bilan complet de la surface oculaire.

POURQUOI CONSULTER POUR UN TROUBLE DE LA SURFACE OCCULAIRE ?

Une gêne chronique, une rougeur persistante, ou une sensation d’œil sec ne doivent pas être négligées.
Un bilan de la surface oculaire permet d’identifier la cause précise (analyse du film lacrymal, test à la fluorescéine, meibographie, test de Schirmer), et d’instaurer un traitement personnalisé, souvent sur plusieurs plans : hygiène, collyres, nutrition.

SYNDRÔME DE L'OEIL SEC

UN DÉSÉQUILIBRE DU FILM LACRYMAL

L’œil sec est l’une des pathologies de surface les plus fréquentes, touchant une large part de la population, notamment après 40 ans ou chez les porteurs de lentilles. Il se caractérise par une insuffisance ou une mauvaise qualité des larmes, entraînant une sécheresse, des brûlures, une sensation de grain de sable ou des picotements.

Deux types principaux :

  • Hypo-sécrétoire : production lacrymale insuffisante (glande lacrymale altérée, syndrome de Gougerot-Sjögren…)

  • Évaporatif : larmes instables, souvent lié à une dysfonction des glandes de Meibomius (DGM) ou une blépharite chronique

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Douleur, rougeur, sensation de grains de sable, larmoiements, brûlures, gêne à la lumière et dégradation de la vision.

 

La sécheresse oculaire peut être source de handicap au quotidien en raison des douleurs, ou des complications qu’elle peut entraîner : inflammation de la cornée et de la conjonctive, kératite ponctuée superficielle (KPS), et au long cours, ulcères ou abcès de cornée.

Lors de l’examen, l’ophtalmologue instille une goutte de fluoerscéine afin d’analyser la qualité et quantité du film lacrymal sur la surface de la cornée et la conjonctive au microscope, ainsi que la qualité des glandes de Meibomius au niveau des bords palpébraux. D’autres examens comme la meibographie permet d’analyser et quantifier le syndrome sec.
 

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  • Larmes artificielles, gels, pommades

  • Traitement de l’inflammation (corticoïdes locaux, ciclosporine)

  • Hygiène des paupières, lipiFlow®, lumière pulsée (IPL)

  • Éventuellement bouchons lacrymaux pour retenir les larmes en cas d’hyposécrétion

SYMPTÔMES

PRISE EN CHARGE

BLÉPHARITE

INFLAMMATION DES PAUPIÈRES

La blépharite est une inflammation chronique du bord des paupières, souvent liée à une surproduction de sébum, une prolifération bactérienne ou une rosacée oculaire.
Elle provoque des rougeurs, démangeaisons, croûtes à la racine des cils et parfois des orgelets ou chalazions à répétition. Elle est aussi un facteur de risque de sécheresse oculaire. 

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  • Hygiène quotidienne des paupières (compresses chaudes, masque chauffant, massage, nettoyage avec solution adaptée)

  • Traitement antibiotique local ou par voie orale dans les formes sévères (azithromycine, doxycycline) : ces antibiotiques ont en effet des propriétés anti-inflammatoires dans les blépharites.

  • Prise en charge de l’atteinte associée des glandes de Meibomius

PRISE EN CHARGE

CONJONCTIVITE

INFLAMMATION DE LA CONJONCTIVE

La conjonctivite est une inflammation de la membrane fine qui recouvre le blanc de l’œil et l’intérieur des paupières.

Elle peut être :

  • Infectieuse (virale ou bactérienne) : œil rouge, larmoiement, sécrétions blanchâtres ou jaunâtres, très contagieuse

  • Allergique : saisonnière, démangeaisons intenses, larmoiement, paupières gonflées

  • Irritative (poussière, écrans, lentilles, pollution…)​

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  • Rougeur, démangeaisons, larmoiement, sécrétions (purulentes si infection, claires si allergie), paupières collées, sensation de corps étranger

  • Les causes les plus fréquentes de conjonctivite chez l’adulte sont virales (Adénovirus surtout en période d’épidémie), et sont donc en conséquence très contagieuses.

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Lavage oculaire régulier

  • Collyres antiseptiques ou antibiotiques selon l’origine de l’infection

  • Collyres antihistaminiques ou corticoïdes pour les formes allergiques sévères

  • Hygiène des mains en cas de suspicion de conjonctivite virale 

  • Arrêt du port des lentilles de contact

SYMPTÔMES

TRAITEMENT ADAPTÉ SELON LA CAUSE

KÉRATITE

ATTEINTE DE LA CORNÉE

La kératite est une inflammation de la cornée, plus sérieuse, qui peut altérer la vision si elle n’est pas prise en charge rapidement.
Elle peut être :

  • Infectieuse (bactérienne, virale (herpès +++), amibe ou champignons)

  • Inflammatoire (souvent associée à un œil sec sévère, une rosacée oculaire ou une maladie auto-immune)

  • Post-traumatique (projection d’un corps étranger, brûlure chimique, port prolongé de lentilles)

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Douleur plus ou moins intense, photophobie, baisse de vision, rougeur.

 

Cas particulier des porteurs de lentilles : L’abcès de cornée est une complication fréquente et potentiellement dangereuse du port de lentilles de contact en cas de non respect strict des règles d’hygiène : ne pas dormir avec ses lentilles, éviter le contact de l’eau de la douche ou du robinet, éviter les baignades, port continu des lentilles, non respect du renouvellement (journalier, bi hebdomadaire, mensuel). 

En effet, le port prolongé des lentilles de contact peut perturber l’oxygénation cornéenne et altérer sa surface, la rendant plus vulnérable aux infections. Les germes le plus souvent responsables sont les bactéries, les amibes (surtout en cas de contact avec l’eau) ou les champignons. Ces germes sont très agressifs, engendrent une inflammation importante de la cornée, pouvant aller jusqu’à la perforation en cas de retard de diagnostic.

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En cas de rougeur / douleur ou sensation de corps étranger / flou visuel chez un porteur de lentilles, il faut : 

  • Retirer et conserver la lentille (pour d’éventuels prélèvements microbiologiques) 

  • Arrêter le port de lentille

  • Ne pas mettre de collyre à base de cortisone en automédication car cela peut aggraver la situation  

  • Consulter rapidement son ophtalmologiste 

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Attention : certaines kératites infectieuses ou inflammatoires avec critères de gravité sont des urgences thérapeutiques. Votre ophtalmologiste peut juger nécessaire de vous adresser aux urgences ophtalmologiques pour réalisation de prélèvements microbiologiques de la cornée, hospitalisation et traitement par collyres antibiotiques ou antiparasitaires renforcés, et surveillance rapprochée.

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En absence de critères de gravité :

  • Antibiotiques, antiviraux ou antifongiques en collyres en cas d’infection 

  • Collyres corticoïdes en cas d’inflammation 

  • Retrait du corps étranger 

  • Collyres lubrifiants

  • Arrêt de port de lentilles

  • Surveillance rapprochée par l’ophtalmologiste

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En cas de kératite infectieuse avec critère de gravité, le pronostic visuel dépend de la rapidité de la prise en charge.

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SYMPTÔMES

TRAITEMENT

PTÉRYGION & PINGUECULA

EXCROISSANCES BÉNIGNES DE LA SURFACE OCCULAIRE

Le ptérygion est une prolifération fibreuse et vasculaire de la conjonctive qui s’étend progressivement sur la cornée, le plus souvent du côté nasal, mais aussi temporal. Il est fréquemment observé chez les personnes exposées au soleil, au vent ou à la poussière (régions ensoleillées, métiers extérieurs). Le ptérygion avancé peut induire un astigmatisme et gêner la vision.

 

La pinguecula, quant à elle, est une petite élévation jaunâtre de la conjonctive, sans extension cornéenne. Elle est généralement asymptomatique mais peut s’irriter (pingueculite).

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• Irritation

• Sensation de corps étranger

• Rougeur localisée

• Gêne esthétique

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Lubrifiants oculaires pour soulager les symptômes

  • Collyres anti-inflammatoires en cas de poussée

  • Chirurgie d’exérèse en cas d’évolution vers la cornée ou de gêne esthétique, avec greffe conjonctivale pour limiter les récidives

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La prévention passe surtout par la protection solaire et le port de lunettes solaires en cas d’exposition prolongée.

SYMPTÔMES

TRAITEMENT

TUMEURS

TUMEURS BÉNIGNES ET MALIGNES DES PAUPIÈRES : VIGILANCE NÉCESSAIRE

Les paupières peuvent présenter des lésions tumorales bénignes (comme les papillomes, kystes, nævus) ou, plus rarement, des tumeurs malignes.


Parmi les plus fréquentes :

Tumeurs bénignes :

  • Papillome : excroissance cutanée indolore

  • Chalazion chronique ou kyste de Meibomius

  • Xanthélasma : plaques jaunâtres sur les paupières, parfois liées à une hyperlipidémie
     

Tumeurs malignes :

  • Carcinome basocellulaire : le plus fréquent, évolue lentement mais localement destructeur

  • Carcinome épidermoïde ou sébacé (plus agressifs)

  • Mélanome (rare mais à risque métastatique)

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Lésion qui persiste, saigne, grossit, bord irrégulier, perte de cils (madarose), ulcération.

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  • Examen clinique spécialisé avec éventuellement une biopsie

  • Chirurgie d’exérèse avec analyse histologique

  • En cas de lésion maligne : reconstruction, suivi dermatologique et oncologique si nécessaire.​​​​​​​​​​

SIGNES D'ALERTE

PRISE EN CHARGE

CHALAZION

INFLAMMATION BÉNIGNE MAIS GÊNANTE DE LA PAUPIÈRE

Le chalazion est une inflammation chronique d’une glande de Meibomius, située dans l’épaisseur de la paupière. Il se manifeste par une boule dure, souvent douloureuse au début et rouge, au niveau de la paupière supérieure ou inférieure. Bien que bénin, il peut devenir gênant sur le plan esthétique ou fonctionnel, voire récidiver s’il n’est pas traité correctement.

ORIGINE ET MÉCANISME

Les glandes de Meibomius produisent la phase lipidique (gras) des larmes, essentielle à leur stabilité. Lorsque l’orifice d’une de ces glandes se bouche, les sécrétions s’accumulent et provoquent une réaction inflammatoire locale. Le contenu huileux s’organise alors en granulome inflammatoire, formant le chalazion. Les sécrétions blanchâtres qui en sortent correspondent bien au contenu gras du chalazion, et non pas à du pus, le chalazion n’est donc pas contagieux. 

Facteurs favorisants :

  • Blépharite chronique

  • Peau grasse ou rosacée oculaire

  • Port de lentilles

  • Fatigue oculaire ou mauvaise hygiène palpébrale

  • Terrain atopique ou séborrhéique

DIAGNOSTIC

Le diagnostic est clinique, établi lors de l’examen ophtalmologique. Le chalazion se présente sous la forme :

  • D’une masse arrondie, ferme, bien limitée, mobile sous la peau de la paupière

  • Généralement sensible au toucher au début, la douleur diminue avec le temps et le traitement

  • Parfois rougeur locale si une inflammation est active

  • Il peut provoquer une gêne à l’ouverture de l’œil, voire un astigmatisme induit si la masse comprime la cornée

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Il est important de le distinguer de :

  • Un orgelet (infection aiguë et douloureuse d’une glande annexée aux cils)

  • Une tumeur palpébrale dans les cas atypiques ou récidivants

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Le traitement repose sur une approche progressive, en commençant par les mesures médicales simples :

 

Traitement médical (en première intention) :

  1. Chaleur locale : compresses chaudes (10-15 minutes, 2 à 3 fois par jour) pour fluidifier les sécrétions

  2. Massage palpébral : après les compresses, massage doux pour favoriser le drainage

  3. Hygiène des paupières : nettoyage quotidien du bord des cils avec une solution adaptée

  4. Collyres et pommades : Sterdex ou Frakidex ou Maxidrol pommade : combinaison d’antibiotiques et anti-inflammatoires stéroïdien locaux. La durée du traitement médical est longue : en moyenne 3 à 4 semaines, jusqu’à la disparition du chalazion.

 

Traitement chirurgical (si échec du traitement médical) : À distance de la phase rouge inflammatoire 

  • Réalisé sous anesthésie locale

  • Petite incision à l’intérieur de la paupière pour évacuer le granulome

  • Geste rapide, indolore, avec un pansement compressif pendant quelques heures

  • Antibiotiques locaux postopératoires pendant quelques jours
     

Attention aux récidives : Des chalazions à répétition doivent faire rechercher une blépharite chronique ou une pathologie de la surface oculaire, qui nécessitent un traitement de fond. Dans les cas rares, une biopsie peut être indiquée pour écarter une lésion tumorale (surtout chez les patients plus âgés).

 

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​Nettoyage régulier des paupières (solution micellaire spécifique ou compresses oculaires)

  • Eviter le maquillage excessif ou mal démaquillé

  • Traitement de la blépharite ou de la rosacée si présente

  • Éviction des lentilles pendant les épisodes inflammatoires

TRAITEMENT

CONSEILS DE PRÉVENTION

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